Petit pays de 147 000km², le Népal est situé entre l'Inde et la Chine. La majorité de ses 27 millions d'habitants est paysanne et vit d'une économie de subsistance.

  • L'Histoire de Rigaon

Dans l’ensemble des villages de Rigaon, la majorité des habitants sont des Tamang. Autrefois, les Tamang vivaient au Tibet, ils ne s’appelaient encore pas Tamang et pratiquaient la religion Bonpo et le Chamanisme.

A cette époque (l’an 640 après Jésus Christ), le roi Sron Tsan Gampo du Tibet voulut se marier avec la belle princesse népalaise Bhrikuti, fille du roi Amshuvarma qui tout d’abord la lui refusa. Le roi du Tibet mécontent vint avec son armée et des cavaliers appelés Tamak. Menacé le roi du Népal accepta le mariage et donna une statue de Bouddha en cadeau à sa fille. C’est à partir de là que le bouddhisme a été introduit au Tibet. Bonpo et chamanisme ont été alors moins pratiqués et comme il n’était plus nécessaire de se battre, les Tamaks décidèrent de rester au Népal. Ensuite quand le recensement de la population a été fait, ils ont été appelés Tamang; c’est écrit ainsi dans l’histoire du Tibet et aussi dans le Kaiten (livre) des Tamang.

Autrefois, il n’y avait personne dans cette région, seulement des forêts. Selon la légende, un homme appelé Gomcha est venu du Tibet avec sa femme Uthak. Dans leur langue « Ri » veut dire forêt, c’est ainsi que Rigaon a commencé d’exister. Plus tard plusieurs villages se sont construits aux alentours et c’est l’ensemble de ces villages qui s’appelle Rigaon Bicas Samiti.

  • Son mode de vie

Les femmes font un peu de tissage, elle travaillent aussi dans les champs et s’occupent de la maison et des enfants.

Les hommes font principalement de l’agriculture, de la menuiserie, de la maçonnerie et fabriquent des paniers de bambou. D’autres s’engagent dans l’armée (anglaise, indienne ou népalaise), d’autres encore travaillent pour des agences de trekking ou partent à l’étranger (pays du Golfe et maintenant Corée du Sud ou Malaisie). 

 

  • Ses ressources

- Les cultures

  • 40% seulement de la terre est cultivable. Cela est dû aux fortes pentes, aux sols peu fertiles et à une mauvaise exposition.
  • 70% des villageois sont agriculteurs.
  • 1/3 de la terre est utilisée pour le riz. Avec le progrès, les villageois peuvent faire pousser un peu de riz en altitude, en utilisant des engrais.
  • 1/6 de la terre est consacrée au jardinage : navets, petits pois, épinards, oignons, ail, gingembre, soja, lentilles, moutarde.

 

On fait aussi pousser les pommes de terre, le maïs, le blé, l’orge et le millet. On trouve également des bananes et, en petites quantités : des oranges, des pommes et des nashupati. Les dommages causés aux récoltes sont fréquents : ils sont dus à la grêle et aux nombreux glissements de terrains, ainsi qu'aux animaux sauvages.

 

 

- Le bétail est placé en général sous la garde des parents plus âgés. Il se résume à quelques têtes par maison : vaches, chèvres, buffles et bufflesses utilisées pour les produits laitiers et la viande et servent aux labours. Les volailles , en petite quantité, sont élevées pour les œufs et la chair, mais de nombreuses pertes sont causées par les maladies et les prédateurs. La rivière Ankhu Khola poissonneuse apporte un petit plus à la nourriture habituelle. 

Tous ces produits sont à peine suffisants pour nourrir la famille, il est donc exclu d'en faire le moindre commerce, tout juste quelques échanges entre les villageois.

En résumé, les seuls moyens de faire rentrer un peu d'argent dans les foyers sont : la vente de paniers et nattes de bambou, de plantes médicinales, le trekking, les salaires ou pensions versés par l'armée. Autre source de revenus : le salaire des jeunes qui travaillent à l'étranger.

- Les animaux sauvages n'hésitent pas à quitter la zone de la forêt pour s'approcher des villages voire des maisons comme c'est le cas du chacal ou encore de la panthère attirée par le jeune bétail gardé souvent près du domicile. Les singes et les sangliers sortent fréquemment des bois et causent d'importants dégâts dans les cultures. L'ours est aussi très présent ainsi que quelques cervidés.

- Forêt
En plus des rhododendrons on trouve trois ou quatre autres espèces comme le sal (Shorea robusta, Dipterocarpacée), le chilaaune (Schima wallichii, Théacée), le utis et le mallo (Bauhinia, Caesalpinacée) ainsi bien sûr que le bambou. C’est aussi dans la forêt que les chamanes trouvent les plantes pour soigner les gens.