Ce projet, initié par la Coopération Internationale de Monaco, a pour but lui aussi de procurer des moyens financiers aux Tamangs des collines de Rigaon. Il a débuté en 2009 sous l’impulsion de Jérôme Froissard.

Avec le budget alloué de 25 000 €, des formations agricoles avaient été organisées pour les villageois de Rigaon, créés en comité. Ils se sont ainsi déplacés dans des régions où pousse le café (Palpa) et où pousse le thé (Ilam). 

 

Peu à peu ces cultures se sont mises en place à Rigaon dans différents villages et aujourd’hui elles commencent à produire.

Par ailleurs, une centaine de ruches avaient pu être achetées et un début d’élevage de chèvres a démarré. Selon les saisons, les ruches sont plus ou moins productives, quant aux chèvres elles le sont un peu trop... car elles broutent les jeunes plants de thé, obligeant les villageois à mettre en place des clôtures appropriées avec l’environnement.

L’ACFN Avignon a pris le relais et a embauché un technicien agricole (JTA) qui assure maintenant le suivi du projet. Le café de Rigaon commence à être commercialisé à KTM et des échantillons ramenés par Kulman et Kamala lors de leur voyage, ont été testés chez un vendeur de café d’Avignon (meilleur torréfacteur de France 2012) et dans les laboratoires Folliet de Chambéry réputés pour la qualité de leurs cafés.

Voici l’analyse réalisée à Chambéry en dégustation : le nez est très floral et fruité. En tasse, il est un café acidulé, aux notes d’agrumes très agréables, un bon équilibre. Long en bouche avec des notes boisées, on retrouve une très légère amertume mais qui reste équilibrée. Il est donc très satisfaisant

Actuellement NAMASTE Monaco finance la formation de JTA (technicien agricole) à deux jeunes filles et deux jeunes gens de Rigaon afin de développer l’agriculture à Rigaon, exploitée actuellement à 20% de son potentiel.


L'agriculture à Rigaon est particulièrement dynamique. En mars 2017, une grande majorité des terres en terrasses a été labourée, semée, plantée. Le blé, le maïs et les pommes de terre sortaient de terre. Marlène Négron, responsable du projet, accompagnée de deux jeunes techniciens dont les études ont été financées par NAMASTE, ont parcouru le district afin de faire le bilan des actions en cours.

Le nombre de caféiers est légèrement en diminution du fait d'un manque d'entretien et de difficultés en matière d'irrigation. Les producteurs sont cependant satisfaits de leur production qui leur rapporte un revenu supplémentaire non négligeable. L'acquisition de citernes de 1 000 litres et de tuyaux amélioreraient les conditions de travail et de culture. Les théiers, souvent éloignés des villages, ne sont pas toujours bien entretenus mais un début de production est en cours. Le thé de l’Himalaya est très prisé en Europe, il est donc intéressant de persévérer pour montrer l’intérêt de cette culture. Au niveau de l’apiculture, l’utilisation de ruches modernes doit être encouragée car le miel se vend à un prix élevé.

Plusieurs agriculteurs souhaitent se lancer dans la production de cardamome, une pépinière est en cours. Une champignonnière a été mise en place dans la cour de l’hôtel des professeurs, les résultats sont prometteurs.